Fin du fort
Cette grande et héroïque victoire de Carillon ne permet cependant pas de conserver la Nouvelle-France.
De la même façon que Joseph de Germain, faute de renforts, dut se replier, l’État-major français, faute d’appui militaire de la part de la cour de Versailles, décide de replier ses troupes et de rapprocher les points de défense du centre de la colonie, plus faciles à ravitailler.
Des fortifications, susceptibles d’arrêter la marche de l’ennemi, sont élevées.
En juin 1759, alors qu’il est occupé à construire un ouvrage au fort Saint-Frédéric, le chevalier de Germain est envoyé sur l’Île aux Noix, située sur la rivière Le Richelieu, au nord du lac Champlain, pour la fortifier et en prendre le commandement.
C’est ainsi que, faute de combattants en nombre suffisant, le fort Carillon est abandonné par les siens. Pour la Nouvelle-France, le compte à rebours commence.
En septembre 1759, à l’issue de la bataille des plaines d’Abraham, au cours de laquelle le marquis de Montcalm est mortellement blessé, la colonie perd Québec. De nouveau, un officier, M. Lemercier, est mandaté pour aller demander de l’aide à Versailles. Nouvel échec qui amplifie le défaitisme de l’État-major français qui prédit la perte totale
de la colonie. C’est effectivement ce qui se produit, malgré la volonté restée intacte du chevalier de Lévis.
Le 8 septembre 1760, Montréal capitule. Fin de la Nouvelle-France !
A propos de l'auteur
Grâce à l’importance du fonds familial « Germain » classé aux Archives Départementales de l’Hérault, Xavier de Germain écrivit un livre, resté privé, sur l’histoire de sa famille, sur la période 1490 - 1990. Son fils Cyrille s’intéressa particulièrement à la période canadienne sur laquelle il accumula de la documentation
Livre "LES GERMAIN EN NOUVELLE FRANCE"
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